Quand j’étais petite, j’aimais beaucoup aller avec ma mère au Marks & Spencer de Lille, rue de Béthune (tristesse, il a ensuite été remplacé par un H&M, aux tout débuts de la marque de prêt-à-porter suédoise). On y achetait souvent des paquets de shortbreads, ces sablés écossais au beurre, et des sachets de fudge. Le fudge, c’est cette douceur anglo-saxonne constituée de beurre, de sucre et de lait. On en trouve au chocolat, au caramel mais aussi à la vanille.
Avec la fermeture du Marks & Spencer, je n’ai plus mangé de fudge pendant de longues années, jusqu’à en oublier l’existence même. Et puis un jour, en passant un week-end à Londres, j’ai recroisé la confiserie dans un rayon de supermarché. Grosse joie (c’est toujours fantastique de tout à coup se souvenir d’un truc qu’on a adoré par le passé et qu’on avait enfoui dans un coin poussiéreux de sa mémoire, un peu comme remettre la main sur un vieux fichier plein de MP3 qu’on écoutait au collège). À ceci près que mon paquet de fudge industriel, cette fois-ci, m’a largement déçue. Trop sucré, pas assez onctueux, un peu grossier… et tellement beurré de margarine qu’on ne pouvait que l’accuser d’avoir fait du sucre et de la matière grasse son cache-misère.
Je me suis donc mise en tête de faire UN JOUR mon fudge moi-même. Ça me semblait tout de même être une opération très compliquée, à refourguer à un long dimanche pluvieux, ce genre de journée où il faut bien tuer le temps à faire un truc débile supposant probablement hurler dans sa cuisine parce qu’on s’est brûlés et/ou qu’on ne comprend rien à la notice d’utilisation d’un batteur. Jusqu’à ce que je tombe sur différentes recettes plutôt convaincantes… C’était ce week-end. Celle que vous vous apprêtez à lire est un mélange entre plusieurs d’entre elles, parce que je les trouvais soit trop légères, soit trop lourdes. Et je tenais absolument à ce que mon fudge soit fondant. Parce que c’est LE truc qu’on attend d’un fudge.
J’ai opté pour un fudge cru, parce que ne pas avoir recours à la chaleur est une excellente façon de ne pas dénaturer le goût des ingrédients. Spoiler : ces bouchées de fudge sont DIVINES !
Base croquante :
- 3 cuillères à soupe rases de cacao cru
- 50g de purée d’amandes
- 30g d’amandes effilées
- 30g de noisettes entières
Partie onctueuse :
- 65g de purée de noisettes
- 1 banane de taille moyenne
- 2 cuillère à café rases de cacao cru
- 2 cuillère à café rase de beurre de coco
- 2 cuillères à soupe de sirop d’agave
- 1 cuillère à soupe de sirop d’érable
- 1/2 cuillère à café de gros sel de Noirmoutier
Préparation :
1. Concassez grossièrement les noisettes, afin d’obtenir des morceaux de tailles irrégulières
2. Versez tous les ingrédients de la base croquante dans un saladier. Mélangez.
3. Tapissez un moule à cake de papier sulfurisé.
4. Déposez la préparation dans le moule et aplatissez avec une spatule.
5. Mélangez ensuite les ingrédients de la partie onctueuse.
6. Versez cette seconde préparation sur la base croquante.
7. Réservez l’ensemble 3h au congélateur.
8. Sortez la préparation et coupez de façon à faire des bouchées de la taille souhaitée.
9. Conservez ensuite vos fudges dans une boîte hermétique au congélateur, et sortez les bouchées une demi-heure avant dégustation.
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Les fudges se conservent très bien au frais, des semaines durant. Enfin, dire cela c’est déjà partir du principe que vous résisterez à l’envie de les engloutir en moins de 3 jours !
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